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> … > Divers sujets langue françaiseLa distance et la quantité

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Posté par orpheu48
le 19/11/2011

La distance et la quantité

On entend et lit de plus en plus souvent l'expression "loin s'en faut". Or les deux expressions justes sont "tant s'en faut" (signifiant "il s'en faut de beaucoup") et "loin de là", ou "loin de moi cette idée".
Le pire est qu'on trouve cette expression sous la plume de gens supposés instruits.
Un autre exemple en est "sur un même pied d'égalité", déjà évoqué sur ce même site.
Ainsi deux expressions se parasitent-elles l'une l'autre pour créer un produit plus ou moins monstrueux.
Si quelqu'un connait le terme linguistique pour désigner ce genre de fusion, merci de l'indiquer dans ce "sujet".

1. Commentaires (4)

Jean-Mi
Posté par
le 16/12/2011
"... loin s'en faut ! / Pas une seule encor(e) ne m'a crié" bravo !"..." G. BRASSENS
Ainsi ces gens ne sont pas que "supposés"... Ils furent, pour beaucoup, confirmés. FALLOIR étant impersonnel, "Il" n'est que sujet apparent "En" est un pronom mis pour quel sujet réel ?... Quant à "s'", que réfléchit-il ?... Autrement dit : beaucoup ou tant de quoi "faut" soi-même ? Absurde. "Il s'en faut" est devenu - depuis bien longtemps - une locution adverbiale où la quantité n'est pas plus pertinente que la distance. La langue est vivante, les constructions évoluent... La vouloir momifier dans un formalisme purement normatif n'est-il pas ("monstrueux" serait hyperbolique) vain ?


"Prince, passez tous ses frians morceaux / - S'estamine, sac n'avez ne bluteaux - / Parmy le fons d'unes brayes breneuse, / Mais paravant en estronc de pourceaux / Soient frictes ces langues ennuyeuses !" (VILLON)
Jean-Mi
Posté par
le 16/12/2011
N.B.
J'approuve entièrement vos remarques concernant " sur un même pied... " J'ai constaté les mêmes dérives à propos du préfixe "auto", sur ce forum, l'année dernière.
Posté par
le 16/12/2011
Quand je parle de "monstrueux", c'est pour qualifier ici le résultat la fabrication d'un animal à corps de carpe et à tête de lapin.
On prend un peu de l'un, un peu de l'autre, et voilà réussi le mélange tératogène.
Bon, bon, j'ai peut-être tort, laissons la langue vivre et donc évoluer.
Ben oui, Brassens! Il n'est pas le premier poète à s'accorder une licence pour les besoins de la rime. Outre la rime, est produite du même coup une figure de style dont j'ignore le nom. D'autres licences dites aussi poétiques font entendre quelque chose de plus que ne le ferait un texte plat et grammato-politiquement correct. Mais quand la même formule est proférée sans ce propos de chatouiller l'oreille et l'esprit, comme quand la métaphore est devenue catachrèse, on n'a plus qu'une nouvelle platitude, . Ainsi en est-il de fortes et savoureuses formules qui répétées à l'envi par de pâles suiveurs ne sonnent guère que comme air chaud en bouche. Ou comme le "c'est clair" que tout le monde s'est empressé de copier d'une émission de téléréalité. Ça vous semble un enrichissement de la langue, les "c'est clair" et les "c'est pas évident"?
Posté par
le 06/04/2012
Allez, j'insiste encore un petit coup:
je vous propose deux formulations:
"Il s'en faut de beaucoup".
"Il s'en faut de loin".
Laquelle considérez vous comme la plus correcte, la plus 'dans la langue'?
Vous devinez sans doute ma préférence.
En fait, ce qui me gêne, voir m'irrite en l'occurrence, c'est la façon dont de plus en plus de locuteurs, principalement ceux qui parlent dans le poste, s'emplissent la bouche de locutions ronflantes et censément impressionnantes, et l'erreur (à mon sens tout au moins, mais je ne vous disputerai pas exagérément à ce propos) que je dénonce ici est bien la moindre, parmi celles, de syntaxe et de grammaire, commises par des personnes qui, du fait de leur profession, devraient s'astreindre à une langue correcte. Je crois que ce qui me désole le plus, c'est lorsque l'usage de la formulation impropre devient une mode dont se gargarisent ensuite beaucoup de locuteurs, croyant ainsi se donner de l'allure.
Je suis totalement d'accord avec vous pour considérer que la langue est un être vivant et est appelée à évoluer.
Mais quand Jane Birkin émaille ses propos de "c'est con", c'est certes charmant, quand San Antonio - le regretté Frédéric Dard - écrit "j'empare" au lieu de "je m'empare de", c'est une figure de style. Alors que si un reporter dit que le voleur a emparé les bijoux de la comtesse, c'est du français mal parlé. Si en plus il dit que "c'est con ce qui lui arrive"...
Bref, pour paraphraser Dumas, on peut violer la langue, mais à condition de lui faire de beaux enfants."
Malheureusement, elle n'est pas souvent violée avec talent, et plus rarement encore avec le génie de Brassens.
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